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Actualité du crédit : Le tourisme se prépare à un hiver difficile
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Le tourisme se prépare à un hiver difficile

La grippe A et la crise compliquent la situation pour les agents de voyages qui sortent d'un été morose.
Le grand salon des professionnels du tourisme, IFTM Top Résa, s'ouvre mardi à Paris jusqu'au 25 septembre. Cette édition 2009 se déroule dans une conjoncture difficile. Les réservations pour les vacances d'hiver sont en chute libre par rapport à l'an dernier. Sur Internet, les offres de séjours au soleil s'étalent en première page, en promotion pour des départs immédiats.
«Les réservations pour les destinations lointaines sont en baisse de 40% par rapport à l'an dernier sachant que le long-courrier est d'habitude l'élément moteur de l'hiver, confie au Figaro René-Marc Chikli, président du Centre d'études des tour-opérateurs (Ceto). Le cash ne rentre pas dans les caisses, c'est très inquiétant. »Emmanuel Toromanof, secrétaire général de l'Association professionnelle de solidarité (APS), garant des voyagistes défaillants, est lui aussi soucieux. «Les banques rechignent encore à prêter de l'argent, constate-t-il. Les entreprises les plus fragiles vont rapidement se retrouver en manque de trésorerie. Elles n'ont aucune visibilité.»
«Guerre des nerfs»
L'hiver ne s'annonce pas très bien alors que l'été a été difficile : le volume d'affaires des voyagistes a chuté de 11,4% de début mai à fin août, selon l'association professionnelle Ceto, sous l'effet conjugué d'une baisse du trafic (- 6,4%) et des prix (- 5,3%). Les volumes ont baissé de 19% sur le long-courrier et de 9,7% sur le moyen-courrier. Juillet et août n'ont pas fait le plein. Certaines destinations habituellement très recherchées (comme l'île Maurice, le Maroc, la Turquie…) ne se sont vendues pendant la deuxième quinzaine d'août qu'après des réductions de prix de 10% à 20%. «Du jamais vu !», souligne René-Marc Chikli.
La grippe A vient compliquer la situation en freinant les voyages. «On est en pleine guerre des nerfs, affirme René-Marc Chikli. Il est urgent ramener la confiance alors que le gouvernement français surcommunique sur le sujet.» Dans cet esprit, de nombreux professionnels viennent d'étendre leurs polices d'assurance annulation au risque de pandémie. Tous se de­mandent dans quelle mesure les habitudes de crise prises par leurs clients vont durer.
Sauver les marges
«Les hommes d'affaires voyagent moins et moins longtemps. La visioconférence va-t-elle perdre une partie de son intérêt après la crise ? Pas sûr», s'interroge Jean-Pierre Mas, président d'Afat Voyages (630 agences) qui doit entériner aujourd'hui sa fusion avec Selectour pour donner naissance au premier réseau d'agences, avec 1 150 points de vente (sur 4 000 en France). Pour lui, «le pire est passé, mais il n'y a pas de reprise pour autant». Les agences Afat Voyages et Selectour accusent un recul de 20% des réservations pour cet hiver.
Face à une clientèle qui trouve de plus en plus de petits prix sur Internet où les coûts de distribution sont moins chers, justifier son tarif en apportant une vraie valeur ajoutée devient une préoccupation majeure. En clair, les agents de voyages se contentant d'ouvrir une brochure pour justifier leur commission semblent voués à un avenir sombre. «Nous sommes historiquement très forts dans le conseil avant le départ», déclare Jean-François Rial, président de Voyageurs du Monde. Spécialiste des voyages sur mesure à ses clients, il veut aller plus loin en développant ses services une fois ses clients partis en voyage (réservations d'excursions ou de spectacle, possibilité d'annuler une réservation sur place, en minimisant les coûts).
L'urgence pour tous est de sauver les marges. Cet été, les voyagistes avaient vu trop grand : ils ont dû déstocker à bas prix des sièges d'avions et des chambres d'hôtels réservés en trop grand nombre. Pour éviter cela cet hiver, ils prennent un minimum d'engagements auprès des compagnies aériennes et des hébergeurs, quitter à augmenter la voilure en cas de besoin. Conséquence pour les consommateurs ? «Il ne devrait pas y avoir de grande braderie comme cet été», pronostique René-Marc Chikli, au risque de décevoir les consommateurs en quête de bonnes affaires.

(source Le Figaro 21/09/09)

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